Beatmaking

                                                        Vive le Beatmaking

Depuis quelques années l’appellation Beatmaker évoque plus que l’idée de programmeurs de rythmiques on parle de compositeur de musique Rap, Electro etc… L’accessibilité du matériel de création sonore et l’engouement pour le Beatmaking a fini par proposer une lecture assez large et disons le assez floue de l’expression :

De mon point de vue, le terme Beatmaker désigne de facto l’idée d’un programmeur de patterns rytmiques par le biais d’échantillonnages de Party-breaks existants. Beats and Breaks ! Beat-Culture ! Breakbeat-culture ! Vinyl-culture ! Digging ! Sampling, échantillonnage,culture musicale, sonorité, grain, couleur, rendu acoustique, groove etc.. dans ce processus de création tout a un sens, de la captation du son à son découpage, de la création de keygroups au routing final du son par le biais de pistes séparées. L’objectif ultime, aller vers une optimisation et une personnalisation de ses Drumkits, en résumé tout un savoir faire. Mais au départ, et avant tout il y a surtout le break original, le vinyle qui contient la pépite, l’échantillon, la matière première sans laquelle le mot perd son sens.

 

De nos jours, j’aurais tendance à penser qu’il y a autant de Beatmakers que de Beatmakings à travers la planète. Bien souvent plus grand chose à voir avec les origines de la discipline. Le terme désigne couramment des programmeurs qui n’ont jamais édité un Break de leur vie. Au fond des choses, détail sans importance dirons certains et pourtant, si on part du principe ou on parle de phénomène culturel il y a quand même deux où trois remarques à souligner lol !

Lorsqu’un batteur comme Clyde Stubblefield :

https://en.wikipedia.org/wiki/Clyde_Stubblefield

crée et interprète le célèbre Pattern Funky Drummer, il ne sait absolument pas qu’il crée une séquence qui deviendra la colonne vertébrale rythmique de toute une période de la musique Rap à la fin des années 80. Clyde Stubblefield and John Starks en jouant sur scène à deux drummers ont amené non seulement des nouveaux Grooves mais aussi en mélangeant leur jeu, des sonorités nouvelles, tel des Beatmakers avant l’heure !

http://www.npr.org/2015/01/05/374818384/the-original-funky-drummers-on-life-with-james-brown

Quand 20ans plus tard les Dj’s décident de sampler ce groove, il ne font pas qu’échantillonner un sample il capturent beaucoup, ils expriment en même temps une certaine approche de la musique, toute une intention, un Soul-Spririt, toute la magie rythmique de cette musique. Sans cette approche et cette compréhension de départ, c’est précisément là ou beaucoup de chemins se séparent. Pour certains c’était juste sonner à la mode, sonner comme les autres, deux ans plus tard une vulgaire boîte à rythme fera le taff tout pareil, pour d’autres c’était le départ, l’ouverture vers la découverte de la musique en général. De James Brown, on repart aux origines du Funk, de la Soul, du blues, du Jazz bref un voyage musical sans limites ni frontières. Pour beaucoup de Dj’s de ma génération qui ont commencé avec deux platines, c’est Mix, Scratch, Pass-Pass, Juggling, en dérivant vers l’ instrumentisme « Turntablism » puis le Beatmaking une approche de la musique au sens plus large. On apprend à aimer toutes les musiques en les décortiquant et au passage à mieux s’extraire de son conditionnement de départ, on apprend la musique sans passer par le conservatoire ! Une autre approche, forcément autodidacte avec les qualités et défauts du schéma mais la ligne de départ n’est pas la ligne d’arrivée, on s’évade, on voyage, on tort le cou à tout une forme de déterminisme à notre façon. On s’ouvre des horizons par les oreilles ! Dans la culture Breaks&Beats tous les détails ont de l’importance. Timbre, sonorité, intention, nuance tout joue un rôle, on apprend à être attentif, on comprend très vite l’importance du silence, du swing, de l’accent. Lorsqu’un Beatmaker vient rajouter sa modernité et tout son univers à un sample d’une autre époque, ça peut créer des étincelles et finir parfois par faire danser la planète entière.

Par opposition quand Jean-Paul utilise des sons d’usine récupérés ça ou là en mp3 – 128 sur le net même si sur l’archive c’est marqué Patch utilisé par untel, il ne se pose de questions ! Non lui, au fond il se prend pas la tête, il est dans son époque, on va pas faire le difficile c’est gratuit poto alors avoir le même son que le voisin c’est même rassurant je sonne comme un cainri de Manchester appelle moi Jean-Paul Dré !

Revenons à notre ami Clyde Stubblefield pour la bonne et simple raison qu’en partant de là, il y a un moment ou le dérapage peut se contrôler un peu plus. Tous les chemins mènent à James tu le comprendras toi aussi tôt ou tard, c’est juste une histoire de temps, on est tous passé par là Michael le savait :https://www.youtube.com/watch?v=ZN48lsXL1oA

Kanye aussi :http://uk.complex.com/music/2013/12/kanye-west-power-92-interview-dj-pharris

Bref tout le monde le sait, toutes tes idoles le savent James Brown c’est la porte d’entrée vers le temple. Petit à petit les Beatmakers passionnés de Diggin ont samplé de plus en plus rare, la Diggin’ culture ce n’est pas que se donner un genre ou voler un talent inconnu que personne ne pourra reconnaître, non c’est aussi toute une approche de la musique. La conception même du HipHop :

J’apprends, je prends, je redonne, le partage versus looping !

Mais Jean-Paul lui il s’en cogne, il veut juste faire 50 balles ce matin là en vendant ses pistes audio, à un autre gars qui veut faire Jay-z filmé par son iphone pour péter Youtube !

(On reparlera du dossier droits dans un autre article, ça pourra aider du monde lol !)

Revenons à notre ami JP, traîner aux Puces, se pointer à 06h du mat à la pile électrique dans les Brocantes, marcher sous la flotte, passer des journées dans des caves humides de magasins perdus et chercher partout sur le net pour acheter des vieux vinyles qui craquent et qu’il n’écoutera jamais c’est pas son truc. De toute façon Jean-Paul il a pas de platine et il s’en tape de toutes ses conneries, Jean-Paul est Beatmaker !

Un espace abyssal s’est installé entre Rap et HipHop. C’est pas que la mode, c’est pas que les clips c’est un tout, l’époque, l’attrait pour le vide, où jouer un rôle peu importe lequel devient plus important que rien.

Et pourtant,  il y a un monde entre refus de l’école et le refus d’apprendre?

Rien de nouveau, tu captes parlons de tout parlons de rien mais prenons le temps d’en parler parfois !

On peut le comprendre, c’est pas que de sa faute à Jean-Paul passer pour un con de plus, d’autres le font à la perfection là encore chacun ses goûts si ça peut faire tomber un peu d’oseille et puis si t’aimes pas tu regardes pas, les sourds écoutent bien des images ! La chance d’une vie, devenir acteur sans casting dans un monde injuste, c’est presque juste au fond !

Conclusion, tu peux pas en vouloir à un gars qui veut s’extraire de sa merde, par tous les moyens possibles.

Quand j’ai débuté, comme beaucoup j’étais dans le speed:  deux platines Scratch, Pass-pass bra bra on imite on reproduit on existe c’est cool puis tu arrives à tes limites tu le sens. Les limites de l’art répétitif spontané! Idem avec le Beatmaking, le parcours ne s’arrête pas quand tu as réussi à faire deux ou trois tourneries sympas, c’est juste le début en fait ! Un éternel recommencement, une perpétuelle remise en question, l’isolement amène le questionnement, l’observation, l’analyse puis l’action c’est tout ça le HipHop. On parle de Skillz de figures de techniques et donc de taff pour prendre sa place dans le cercle, il faut connaître ses bases, c’est l’étape nécessaire avant de ramener son truc, essayer de marquer son passage de son empreinte et donner du plaisir au public. Tu peux arnaquer un public lambda, ça se passe autrement avec les connaisseurs.

Sampler, copier, faire ses gammes pour créer ensuite . Autant d’ étapes qui font partie du processus d’apprentissage. Pour accéder à la salle secrète, une seule clé le taff ! Il faut bosser un peu dirons-nous ! Chercher, creuser sans limites. En fouillant les bacs, on découvre assez vite la partie enfouie du son de l’histoire des Fat-Battery, l’Adn rythmique du Rap, le Top50 des Original Beatmakers si tu préfères.

Des artistes comme: Honey Drippers, Incredible Bongo Band, Bob James, Juice Breakbeat et tant d’autres, tous accessibles de nos jours en l’espace de deux clics.

Reconnaitre la caisse claire utilisée couramment en superposition extraite du morceau de:

 

ou le Kick – Snare de Billy Squier – The big beat  : https://www.youtube.com/watch?v=4svwYpTXX24

ou encore le claps du morceau Heaven & Hell is on earth interprété par 20Th Century Steel Band

 comme le hook des Mohawks samplé mille fois :


Les bases du digging, l’histoire du sampling. L’arrivée de collections de vinyles comme la série des Ultimate Breakbeats dans les années 80 qui compilaient des classiques a grandement facilité tout ce partage, tout ce background musical.

https://www.discogs.com/fr/Various-Ultimate-Breaks-Beats/release/7906297

 

A d’autres époques tout cela n’était écrit nul part, le bouche à oreilles, les disquaires, les discussions entre Dj’s, entre collectionneurs, tu voulais un truc il fallait te bouger le cul, le Hip-Hop quoi !

Forcément la facilité d’accès, c’est le revers de la médaille, ça rend feignant. Et pourtant, c’est un répertoire musical constamment revisité par les générations les unes après les autres. Les techniques évoluent progressent mais les Grooves les Sonorités restent les fondations et créent des ponts entre les époques:

Revisiter le passé et relire le présent !

Voici un exemple qui date de 2012 lorsque je collaborais avec Bigflo & Oli, je leur fais écouter ce morceau

 

 

Quelques jours plus tard, ils me disent – Hé Logi tu as l’instru Face B et ils se mettent à rapper dessus comme ça enregistrement en deux-deux et on écoute. Le résultat est cool alors pour faire le pont entre les générations on part sur l’idée de refaire l’instrumentation avec une sonorité plus moderne tout en préservant l’intention du groove et du Bpm élevé :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Battement_par_minute

La version originale est constituée pour une grande partie du célèbre pattern de Drum joué par Clyde Stubblefield évoqué plus haut. J’ai alors fais appel au batteur des Supersoul Brothers, Guillaume Destarac. En séance je lui ai demandé des figures rythmiques bien spécifiques en ajoutant roulements et breaks divers au choix : Extraits

https://www.youtube.com/watch?v=rDAu8SD8LNw

Après 30mn de captation, j’avais suffisamment de matière, suffisamment de samples pour Beatmaker la rythmique et orienter la direction finale du titre. Je suis donc rentré au Studio, dérushé les pistes une à une puis conceptualisé un nouveau Drumkit incluant au passage des sonorités extraites de mes bibliothèque personnelles sans oublier d’intégrer un peu du Sub-Kick de l’éternelle Roland Tr 808

https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_TR-808

Petit à petit en additionnant, en mélangeant d’autres sonorités aux prises de base, j’ai travaillé sur la sonorité des éléments,comme un cuisinier qui fait mijoter, un vrai travail de patience même si j’avais une idée précise du résultat à obtenir. A cette étape tous les Beatmakers fans de breaks auront compris ce qui est impossible à écrire, je savais comment ça devait sonner mais cela nécessitait des tests pour arriver à trouver. J’ai ensuite Triggué certaines séquences de groove improgrammables que je souhaitais préserver que seul un excellent batteur peut jouer comme ça

https://en.wikipedia.org/wiki/Trigger_%28drums%29

Pour finir, j’ai complété avec l’écriture de quelques ajouts de séquences de Crash que j’imaginais  notamment sur les parties breaks : https://en.wikipedia.org/wiki/Crash_cymbal

Lorsque la Drum fût terminée, j’ai alors commencé la composition de l’instrumental du titre en m’appuyant sur les tests Acapelas enregistrés précédemment et enfin j’ai fait appel au guitariste Mathias Valdivia avec qui je collabore cette fois pour des ajouts précis ainsi que des prises de notes de basse avec une couleur et un accordage particulier. Pour finir, après la réalisation on a enchaîné avec la séance des prises de voix définitives, et le titre était en boîte. Il restait quelques édits définitifs, un peu d’habillage sonore puis le mixage et le mastering !

Bigflo et Oli – L’héritage : https://www.youtube.com/watch?v=2D7Wm6EKDIY

Pas mal de jours de taff, mais alors pourquoi se compliquer quand on peut faire facile hein ?

La réponse est simple, le goût pour la création, la passion la vraie, le goût du boulot bien fait, une approche sincère, impossible de participer à des projets pour de mauvaises raisons, la base d’une démarche créatrice saine !

J’évoque ici toutes ces étapes, pour témoigner et laisser une trace de ce travail invisible. En lisant certains commentaires de Pseudo-connaisseurs qui citent la version originale pour faire les malins, je me dis qu’il est nécessaire de remettre deux ou trois points sur les i parfois ! Pour toutes les chansons, il y a toujours plusieurs histoires dans l’histoire. Même si on commence généralement dans une chambre avec trois fois rien, au fur et à mesure, on évolue, on progresse. On apprend progressivement tous les métiers de la profession, ceux qui vont des techniques de création d’une chanson à la prise de son, de la réalisation au coaching des séances, l’aide et le conseil aux interprètes et aux musiciens additionnels, du mixage jusqu’au mastering. On parle pas de rien, on parle de compétences, on parle d’artisanat, loin des blogs et des caméras, loin des budgets promo qui construisent les images que le public consomme !

Sur les blogs et sur les posts, des témoignages absurdes évoquent très souvent des fausses vérités, du bla-bla sans grand intérêt qui brouille les pistes pour les jeunes groupes. On a tendance à mélanger un peu trop vite les choses et à mettre tout le monde dans le même sac. Ça fatigue un peu à la longue !

La démarche artistique est le premier témoignage de l’intention. Toutes les étapes que j’ai citées, ce n’est pas le résultat du fruit du hasard. Le Beatmaking c’est des années de travail, d’acharnement pour arriver à maîtriser différentes sciences et arriver à créer par addition de plusieurs couches de créativité des morceaux qui auront un Adn tout à fait particulier. En pitchant, dépitchant, on flirte souvent avec les règles du A440: https://en.wikipedia.org/wiki/A440_%28pitch_standard%29

on se brûle régulièrement mais peu importe on cherche, on tire les cordes sans limites. Musique laboratoire, expérimentation, recherche, remise en question perpétuelle, éternelle quête du Next-level, le son nouveau, le truc qui va régénérer le délire, ramener de la fresheur ! Une science qui mixe, qui mélange, qui recycle et qui se réinvente en boucle. Tout un savoir-faire, le résultat d’années de folie de créations, d’échantillonnage minutieux de bibliothèques sonores, un travail d’archivage de sonorités, ce boulot invisible souvent inconnu imperceptible pour la plupart ou pire inutile car non traductible en argent frais ! C’est la raison principale pour laquelle nous avons la responsabilité de léguer ces découvertes auprès des plus jeunes, passation, échange de savoirs, leur filer les infos, sortir des breakbeats ils sauront quoi en faire de neuf ! HipHop culture !

http://www.deezer.com/album/5215461

Je me souviens dans ma cave il y a bientôt 25 ans, je tentais de mélanger un son de fourchettes avec un bruit de Ball de pingpong samplé sur un disque d’illustration italien le tout superposé à la Caisse claire d’ intro ultra-flangée du titre de Magnum – It’s the Music That Makes Us Do It :

https://www.youtube.com/watch?v=02oDIn_6xJQ

C’était plus que faire un simple son c’était une expérience de laboratoire pour essayer de créer une Caisse Claire (Snare) avec un timbre unique et particulier. Le tout avec un temps de sampling mono 12 bits ultra-limité en jouant sur les fréquences d’échantillonnage et la découpe pour préserver de la mémoire, on a déjà oublié mais il y avait des tonnes de contraintes sans oublier les beugs qui arrivaient parfois sur un S950Akai :http://fr.audiofanzine.com/sampleur/akai/S950/

En un mot un challenge une folle prise de tête de la bidouille, l’esprit HipHop dans tous ses états, créer un tout à partir de presque rien ! Chercher, explorer, exploiter toute la polyphonie, triturer, pousser la machine dans ses retranchements un peu comme les expériences que d’autres faisaient avec le Vcs3 dans les années 70 :

https://fr.wikipedia.org/wiki/EMS_VCS3

https://www.youtube.com/watch?v=dXTGN_St-ho

C’est une autre approche , une autre démarche que seulement chercher à faire un Beat. On est dans une quête perpétuelle, pas en train de s’imaginer millionnaire non là on visite la lune et sur la lune bizarrement  pas de banques ! Résultat, isolé dans son délire c’est la beauté du monde des passionnés, on est jamais pressé de redescendre ! On atteint facilement ce nirvana, cet état second dans lequel on s’éloigne des problèmes du quotidien, on est en transe, on transpire de l’esprit, on est ailleurs dans notre repère, et tout ça juste avec de la musique et de la concentration ! On est à fond dans le son, in Deep-concentration comme le Track de Preemo à fond dans notre passion c’est absolument grisant .

Comment tu veux me faire redescendre et rêver avec des conneries après ça ! A la fin des 90′, sont apparues des sonorités claviers reliques d’une mauvaise variété des 80′, des morceaux construits sur des accords « popisants » parfois nous vendant parfois le renouveau du Rap en proposant au mieux une nouvelle structure rythmique en guise de modernité, lol !

On a été nombreux, fans de Funk à se rappeler les mauvais virages qu’avaient pris des radios Fm sur le Funk quinze ans plus tôt. On voyait le truc vriller, le rap était simplement victime de son succès comme d’autres courants musicaux. Nous assistions à l’émergence d’ un alien qui allait s’imposer comme la nouvelle norme consommable par le plus grand nombre. Le piège était d’autant plus tendu que le HipHop par vocation c’est le renouvellement il se régénère constamment, impossible de refuser l’évolution cela n’a pas de sens. Les éternelles discussions stériles, le camp du c’était mieux avant contre les défenseurs du futur bref le Jazz le Funk le Rock avaient connu ça aussi. Tout le monde voulait écouter du Rap, personne n’aimait la même musique. C’était juste un changement d’époque et rien d’autre. Les prochains referont la même chose dans le sens inverse ou pas mais c’est une époque révolue, toutes les mouvances ont un début et une fin. Pour autant et toute proportion gardée, cette fois on était juste loin de l’époque des musiciens hors norme comme lorsque Sylvia Robinson : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvia_Robinson

engageait Positive Force Sur le label Sugarhill pour rejouer Good Times et faire un tube interplanétaire sur lequel des millions de gens dansent encore : https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Sugarhill_Gang

non très clairement là on est plutôt dans le moins cher possible, mélodies navrantes, claviers cheep avec un semblant de Drum Hip-Hop proposant un groove de canard boiteux!  Alors quand on se demande pourquoi deux mois plus tard, on se rappelle pas de la ligne de basse ! Bin c’est peut-être qu’il y en a pas !

Dés lors, quoi de plus logique que d’assister à la naissance d’une nouvelle variété Rap Music, promotionnée par une génération de nouveaux Beatmakers sincères au demeurant ayant juste grandi en écoutant la variété de leur époque pour le coup, culturellement si éloignée de la mouvance précèdente. Ils sont sincères, il suffit de parcourir leur Ipod pour comprendre. Forcément ils feront tout sauf du Beatmaking mais ils s’appellent Beatmakers comme d’autres Mc ou Dj’s. Bien sûr, il n’est pas question de tout mélanger mais c’est un fait. Désormais tout le monde est ce qu’il veut, Beatmaker, Mc, Dj , Ingénieur du son, Réalisateur, Médecin des âmes, Sauveur du monde !

L’époque est brouillonne, tout se mélange, se confronte, une vérité en chasse une autre, chacun sa lecture, sa version, en fonction de son âge, de ses repères, de son parcours. Tout le monde a un truc à dire, un témoignage à apporter difficile de faire le tri, l’histoire se réinvente comme un sample avec une version différente à chaque mode. Une seule chose reste, la musique ce sont des cycles, le seul fait nouveau intervient dans l’idée que la roue tourne juste de plus en plus vite ! Les nouveaux artistes apparaissent disparaissent parfois sans avoir le temps de naître. Alors forcément James Brown et les Jb’s reviendront encore sauver la maison! Toutes ces étapes, sont parties intégrantes du bizness de la musique, elles expriment des époques et donc facilitent un éternel recommencement ! Peu importent, les goûts au final ! On garde le smile, on reste léger on se détend-toi et au moment ou on fait son truc on repense à ce que Dj Shadow évoquait dans le reportage Scratch en 2000: https://www.youtube.com/watch?v=1gpKYnRdf0A

Maurice White vient de nous quitter, il avait su comme Quincy et James s’entourer et monter des folles équipes. Dans 50ans on dansera encore sur Boogie Wonderland , Let’s groove ou Sex Machine ! Des grooves sans failles propulsant des hooks intemporels qui traversent les époques sans aucun mal !

Les grands tubes c’est souvent plusieurs réalisateurs et de bons musiciens en mode battle !

Dré l’a compris depuis longtemps ! Ca peut-être utile parfois de Faire la différence entre une clé de fa et une clé à molette !

Allez, encore merci pour votre attention et votre soutien, un petit com ça fait toujours plaisir oubliez pas de faire circuler !

Vive le Beatmaking ! Peace

Logilo

 

3 Responses to Beatmaking

  1. Kesta says:

    Big up Tonton Logilo! La passion et l’amour de la musique! Keep digging!
    Peace

  2. Jayel Flex says:

    Excellent article !! Big up de la part de Secrets de Beatmaker 🙂

  3. Dae2l says:

    Merci pour cette piqure de rappel 😉

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